Namur - Le 12 octobre 2002
Etienne de Harven
Ex - prof. De pathologie à l’Université de
Bruxelles, de Cornell à New-York et de Toronto.
Dans les cercles de la dissidence du Sida, vous entendrez souvent l’affirmation selon laquelle le VIH n’a jamais été isolé. Cette affirmation est catégoriquement rejetée par l’orthodoxie bien pensante comme appartenant au domaine de l’hérésie. Elle est souvent débattue d’une manière quelque peu laborieuse par les dissidents, la difficulté provenant du fait que le mot "isolement" ne reçoit pas toujours la même définition.
Pour mieux comprendre ce débat, nous allons passer quelques instants à revoir ensemble ce qu’il faut entendre, en virologie classique, par les mots "isolement" et "purification". Sur base de quoi, nous conclurons sur l’application de ces termes dans le cas spécifique du VIH.
En pathologie expérimentale, travaillant sur des poulets ou des souris bien sélectionnées, plusieurs maladies comprenant diverses formes de cancer et de leucémie peuvent êtres transmises par l’injection à ces animaux de "filtrats acellulaires". Ces filtrats étant totalement dépourvus de cellules et de bactéries, de telles expériences permettaient de faire une distinction claire entre la transmission d’un cancer par greffe cellulaire, ou par des facteurs infra microscopiques comme les virus. De tels filtrats étaient obtenus par diverses techniques d'ultrafiltration, techniques qui éliminaient complètement la présence de cellules entières ou de bactéries. Si, par surcroît, l’activité de tels filtrats étaient concentrés par centrifugation à haute vitesse, maintenue après stockage à basse température, mais perdue par chauffage à 65-68°, on pouvait raisonnablement conclure que la maladie en question avait été transmise par un virus. Et l’on pouvait affirmer que le virus incriminé avait été "isolé". C’est une telle approche méthodologique qui avait permis à Peyton Rous d’"isoler" le virus du sarcome des poulets, et à John Bittner d’"isoler" le virus des tumeurs mammaires de la souris, tout cela bien avant l’invention et la mise en application de la microscopie électronique à la virologie expérimentale.
Lorsque des expériences similaires sont faites, non plus sur des animaux de laboratoire mais sur des cultures cellulaires, on peut démontrer l’ "isolement" d’un virus, résultat qui repose alors sur l’observation au microscope de diverses altérations cellulaires, comme la formation de cellules géantes pluri-nuclées. Et ce sont des expériences de ce type qui ont permis au groupe de recherche de Luc Montagnier, à l’Institut Pasteur en 1983, d’isoler un rétrovirus initialement appelé LAV et rebaptisé "VIH" peu après.
La difficulté d’interprétation, dans le cas de la découverte du groupe de Montagnier, provenait du fait que les cultures cellulaires utilisées étaient très complexes, comprenant en fait un mélange de plusieurs types cellulaires, dont certains sont bien connus comme étant des porteurs chroniques de rétrovirus. Il y a bien eu "isolement" d’un rétrovirus, soit. Mais il n’y avait aucune preuve que cet "isolement" ait le moindre rapport avec l’infection des cultures cellulaires par des extraits provenant d’un malade sidéen. Bref, il y avait eu probablement "isolement" d’un rétrovirus, mais il n’y avait aucune raison de prétendre que ce virus provenait du malade, et donc aucune raison de l’appeler VIH, ce qui nous fait revenir au titre de ma présentation : le VIH n’a jamais été isolé !
Mais il y a un autre problème lié à l’interprétation de ce type d’isolement viral. Le problème étant que ce type d’isolement ne permet, en aucune manière, d’identifier avec certitude des molécules que l’on pourrait considérer comme des "marqueurs" moléculaires spécifiques du virus.
Car, en effet, pour identifier avec certitude des molécules que l’on pourrait considérer comme des "marqueurs" spécifiques d’un virus, ce virus doit d’abord être hautement purifié, c’est-à-dire séparé de toute contamination par des débris cellulaires ou bactériens. Le succès d’une telle purification doit être rigoureusement testé, faute de quoi l’identification de prétendus "marqueurs" est une fraude scientifique grave. C’est ici que la microscopie électronique prend un rôle essentiel, car pour tester le succès d’une technique de purification, et malgré tout le bruit fait autour des techniques de la biologie moléculaire, elle reste la seule méthode qui permettre de démonter que les particules virus ont été avec succès séparées de toute contamination d’origine cellulaire, bactérienne ou mycoplasmatique. Lorsque ce contrôle est satisfaisant, et alors seulement, on peut affirmer que le virus a été purifié avec succès, et c'est seulement à partir de tels échantillons que l'on peut identifier diverses molécules (protéines, enzymes ou acide nucléique) qui pourront effectivement êtres considérés comme des "marqueurs" spécifiques du virus.
Deux méthodes ont été employées avec succès pour purifier les virus.
L’une est basée sur l’ultrafiltration, l’autre sur la centrifugation à grande vitesse dans des gradients de densité.
Dans mes recherches sur les virus des leucémies de souris (la leucémie Friend), j’ai employé une combinaison des méthodes d’ultrafiltration et de centrifugation qui nous avait permis de démontrer, en 1995, un degré remarquable de purification du virus de Friend (1). Je n’ai jamais employé les techniques de gradients, employées cependant avec beaucoup de succès par d’autres auteurs dont les travaux avaient clairement démontré que les virus cancérigènes à ARN (comme on les nommait avant 1970) sédimentaient tous, en surdose, à la densité de l,l6 gm/ml.
Le problème de la méthode des gradients était cependant clair : il était bien reconnu que de nombreux débris cellulaires, comme des micros vésicules, sédimentent également à cette densité magique de 1,16 mg/ml. Récolter du matériel à cette densité ne suffit donc pas pour proclamer l’isolement des rétrovirus, loin de là ! La nécessité de contrôler l’absence de débris cellulaires par la microscopie électronique est donc une nécessité absolue, fait qui avait été clairement réaffirmé en 1973, à l’Institut Pasteur, lors d’une conférence importante qui traitait exclusivement des méthodes de purification des rétrovirus (2).
Avant d’envisager l’implication de ces remarques au prétendu "isolement" du VIH, il nous faut revenir sur un événement capital qui prit place en 1970, c’est-à-dire la découverte par Temin (3) et par Baltimore (4) de la transcriptase inverse (c’est-à-dire de la synthèse d’ADN à partir d’un modèle ARN). C’était une révolution en biologie moléculaire que de comprendre l’activité de cette enzyme que l’on a fort judicieusement appelé la transcriptase inverse (RT).
En 1970, la transcription de l’ARN vers l’ADN était certainement une découverte surprenante. Une découverte qui fournissait une explication très séduisante au mécanisme d’action possible des virus cancérigènes à ARN ! La transcription inverse n’avait jamais été observée en biologie avant 1970, et l’intérêt pour cette découverte fut tel que l’on décida, peu après, de re-baptiser les virus cancérigènes à ARN sous le nom de rétrovirus…
Mais où était le problème ?
Le problème était que Temin et Baltimore n’avaient, ni l’un ni l’autre, vérifié la pureté des échantillons de virus dans lesquels ils avaient identifié l’activité enzymatique en question. Or, peu de temps après leurs publications de 1970, il devenait évident que la transcription inverse était un phénomène tout à fait courant en biologie, comme la récapitulé Varmus en 1987 (5). Dès 1971 (6), il apparaissait que la transcription inverse était commune à un grand nombre de cellules animales, ainsi que de bactéries (7). Dès lors, avant de considérer l’enzyme comme un marqueur rétroviral, il eut été nécessaire de répéter les expériences de Temin et de Baltimore sur des échantillons dont le degré de purification aurait été vérifié, afin d’exclure la présence de débris cellulaires qui pourraient à eux seuls, expliquer la présence d’une activité de transcriptase inverse. A ma connaissance ces contrôles n’ont jamais été effectués, et l’enzyme est considérée depuis 30 ans, comme le principal marqueur des rétrovirus.
Dans l’article historique publié par Barré-Sinoussi, Chermann, Montagnier et collaborateurs (8) et dans lequel l’isolement d’un rétrovirus était annoncé, la détection de l’activité enzymatique (RT) dans une fraction sédimentant à 1,16 gm/ml était la clé de la démonstration d’un rétrovirus. Or nous savons maintenant que cette enzyme n’est pas un marqueur spécifique des rétrovirus ! Et nous savions depuis bien longtemps que les fractions 1,16 gm/ml contiennent une abondance de débris cellulaires parfaitement capable d’expliquer la présence de l’activité enzymatique…
L’article de Barré-Sinoussi faisait également grand cas d’une image en microscopie électronique illustrant des rétrovirus bourgeonnant à la surface d’un lymphocyte. L’image était interprétée comme la preuve de l’infection des cellules en culture par l’extrait en provenance du patient. Ce que l’article omettait de considérer c’est que les cultures étaient mélangées avec des lymphocytes provenant du sang du cordon ombilical, et que le placenta humain était connu, depuis plusieurs années (9), comme un tissu exceptionnellement riche en rétrovirus endogènes (HERVs).
Bref, l’article considéré dans le monde entier comme la référence de base sur l’isolement du VIH repose sur trois erreurs méthodiques :
Cet article peut être considéré comme la démonstration d’un rétrovirus, probablement endogène aux cultures cellulaires utilisées. Mais il ne peut pas être présenté comme la preuve de l’isolement d’un rétrovirus provenant d’un patient sidéen.
Il a fallu attendre 15 ans pour que les premiers contrôles expérimentaux soient effectués, dans deux laboratoires, l’un aux Etats-Unis (10) l’autre en France (11). Ces deux laboratoires ont publié conjointement, dans Virology, leurs résultats d’étude au microscope électronique de gradients obtenus de cultures cellulaires supposées produirent le VIH. Dans les deux cas, les auteurs ont observé une abondance de débris cellulaires, sans aucune évidence acceptable de particules rétrovirales.
A peu près au même moment, Luc Montagnier fut interviewé par Djamel Tahi et finit par admettre qu’en effet, le VIH n’avait jamais été purifié dans son laboratoire…(12).
Il est intéressant de noter que dans l’article provenant de Pasteur en 1973, il était clairement indiqué qu’une activité de transcriptase inverse est présente dans les débris cellulaires. Aussi incroyable que cela puisse paraître, c’est dans ce même laboratoire de l’Institut Pasteur que, dix ans plus tard, en 1983, le rôle des débris cellulaires a été ignoré, mettant la recherche sur le sida sur une fausse piste pour les 20 années à venir…
Avant de conclure, je voudrais ajouter quelques remarques relatives à d’autre " marqueurs " moléculaires, relatives également aux prétendus isolements génomiques basés sur les techniques du PCR, et relatives enfin à l'abus de la crédibilité du public par des images, embellies par ordinateurs, qui sont censées représenter le VIH.
Autres marqueurs moléculaires.
Ne revenons pas sur la transcriptase inverse qui a déjà retenu largement notre attention.
Plusieurs protéines, prétendument d'origine rétro virale, sont fréquemment utilisées comme "marqueurs" spécifiques, par exemple p24. Le doute, déjà ancien, sur la spécificité de ce marqueur a été clairement analysé récemment par Fabio Franchi (13) qui souligne l'absence de toute correspondance entre les résultats obtenus avec p24, et les mesures de la prétendue "charge virale" sensée être mesurée par PCR. D'autre part, on ne peut manquer d'être troublé en apprenant que 50 % des chiens, testés par le Western blot, réagissent positivement avec une ou plusieurs des protéines de VIH obtenue par recombinaison génétique, telles que gp120, gp41, p31, et p24 (14).
L'absence de spécificité de ces prétendues protéines structurelles du VIH a été clairement démontrée, il y a près de 10 ans, par Eleni Papadopulos et le groupe de Perth dans un article classique publié en 1993 dans Nature/Bio-technology (15). Les conclusions de ces auteurs étaient on ne peut plus claires, mais ont été prudemment ignorées par l'orthodoxie du sida. Un constituant des cellules normales tel que l'actine correspond vraisemblablement à gp41, alors que gp120-160 correspondent probablement à un oligomer de gp41. De toute évidence, la présence de débris cellulaires explique facilement la présence de prétendus "marqueurs" rétroviraux. Et tous les soi-disant succès d'isolement du VIH s'expliquent facilement par des applications abusives de marqueurs non-spécifiques. Comme nous l'avons déjà souligné, les marqueurs spécifiques font totalement défaut puisque personne, même pas Montagnier (!), n'a jamais réussi à purifier le VIH.
Marqueurs géniques et mesure de la charge virale par PCR.
Cette approche pourrait, en principe, paraître plus attractive pour deux raisons.
Et cependant…
Sachez qu'il n'a jamais été possible de visualiser, au microscope électronique, la moindre particule rétrovirale dans le sang de patients sidéens, même si on sélectionne des patients présentant une charge virale très élevée (16). En outre, il paraît probable que les techniques du PCR sont susceptibles d'amplifier de petits fragments d'ARN provenant de fragments géniques de rétrovirus endogènes, qui s'exprimeraient plus abondamment dans des conditions de stress. Il faut savoir que plus de 2 % du génome humain sont représentés par des séquences rétrovirales endogènes (17, 18). Mesurer la prétendue "charge virale" par PCR pourrait bien n'avoir aucun lien avec la mesure quantitative d'un prétendu VIH exogène. Enfin, n'oublions pas l'absence de toute corrélation entre les mesures dites de la charge virale et celles du nombre de molécules de p24 dans le sang circulant des malades. N'oublions pas non plus que Karry Mullis lui-même, le découvreur de la technique du PCR qui reçut pour cela le prix Nobel en 1993, rejette catégoriquement toute application de "sa" technique du PCR à des mesures quantitatives du VIH…(19).
L'abus des belles images.
Vous pouvez trouver, dans les journaux et magazines du monde entier d'admirables images, hautes en couleurs totalement artificielles, qui sont sensées représenter le VIH lui-même, embelli par ordinateurs. Publier de telles images, c'est porter à l'attention du grand public et des médecins un message apparemment limpide et clair : le VIH a effectivement bien été isolé puisqu'on peut le voir et le portraiturer au microscope électronique !
C'est là un énorme mensonge !
Toutes ces images proviennent de cultures cellulaires. Aucune ne provient directement d'un seul malade sidéen (20), même si on s'applique à sélectionner des patients étiquetés comme présentant une charge virale élevée.
Luc Montagnier lui-même a décrit les cultures cellulaires très complexes utilisées pour le VIH comme de vraies soupes de rétro virus (12) ! Et c'est bien vrai ! C'est vrai, car tout avait été prévu pour que des particules rétrovirales y paraissent, et par ce que les contrôles élémentaires qui auraient dû faire comprendre l'origine réelle de ces virus n'ont jamais été faits, ou s'ils ont été faits n'ont jamais été publiés !
Ces cultures cellulaires sont toujours mixtes et hyper stimulées.
Mixtes, car elles se composent d'un savant mélange de plusieurs lignées cellulaires comprenant, par exemple, les lymphocytes du patient plus les cellules H9 de Gallo, cellules qui sont bien connues comme porteuses chroniques de rétrovirus (21), ou des lymphocytes du patient mélangés à des lymphocytes du codon ombilical qui, dérivant du placenta, ont toutes chances d'être porteur de rétrovirus endogènes. Un exemple d'usage abusif de la force convaincante d'une belle image est fourni par l'article classique de Barré-Sinoussi, Pasteur 1983. On y voit une excellente image prise au microscope électronique et représentant des particules de rétrovirus bourgeonnant à la surface d'un lymphocyte. Parfait ! Mais les auteurs utilisent cette image pour prouver que ce lymphocyte a été infecté par les virus du patient. Or, rien ne prouve cette interprétation-là ! Tout porte à croire, au contraire, que les rétrovirus endogènes de ce lymphocyte provenant du sang du cordon ombilical ont été activés par les conditions particulières de la culture.
Toutes ces cultures mixtes sont par surcroît hyper stimulées par différents facteurs de croissance comme la phytohemagglutiton (PHA), le facteur de croissance des lymphocytes T (TCGF), plus l'Interleukin-2, ou plus encore les corticostéroïdes. Or, tous ces facteurs sont connus comme activateurs de l'expression des rétrovirus endogènes que nous portons tous en nous (18). Faut-il dès lors être surpris d'observer des particules rétrovirales dans de telles "soupes rétros virales" hyper stimulées ? Non, certainement pas.
Conclusion.
En effet, le VIH n'a jamais été ni isolé, ni purifié.
Des particules rétros virales, très vraisemblablement d'origine endogène, ont été observées en cultures cellulaires, mais leur lien hypothétique avec les patients sidéens n'a jamais été prouvé, guère plus que leur pouvoir pathogène.
Pour des raisons politiques et non scientifiques, raisons sur lesquelles nous nous sommes expliquées ce matin, l'orthodoxie du sida a tenté de faire face à cette difficulté d'isoler directement le virus en inventant plusieurs "marqueurs" moléculaires. Car il fallait sauver l'hypothèse VIH=Sida à tout prix (22), même au prix de l'intégrité scientifique (23) ! Nous avons vu cependant que ces marqueurs qui manquent totalement de spécificité n'ont conduit à aucune observation cohérente.
Si le sida était effectivement une maladie causée par un rétrovirus, comment se fait-il que 20 ans de recherche n'aient pas permis d'isoler le rétrovirus exogène responsable ? Comment se fait-il que ce qui se démontrait si facilement chez la souris soit si difficile à démontrer chez l'homme ?
Vingt ans d'effort basé sur une seule hypothèse, l'hypothèse VIH=Sida. Vingt ans d'effort pour n'arriver, en 2002, à aucun traitement curatif, à aucun vaccin, et à aucune prédiction épidémiologique véritable…
Ne pensez-vous qu'il est grand temps de se poser courageusement la question essentielle question étant : l'hypothèse VIH=SIDA est-elle exacte ? Car il y a moyen de voir le sida autrement, en dehors du cadre restreint des maladies infectieuses et de la rétrovirologie. Pensons à la toxicologie, à la pharmacologie, à la malnutrition, au stress…
Et dans cette optique-là, qui est chargée d'optimisme, les difficultés rencontrées dans les efforts d'isolement et de purification du prétendu VIH trouvent une explication simple et totalement désarmante : ces difficultés résultent probablement du fait que le VIH N'EXISTE PAS en tant qu'agent exogène et infectieux. Le doute de l'existence même du VIH a été soulevé par plusieurs scientifiques depuis plusieurs années (24,25). Mais, pour l'orthodoxie, il fallait rester politiquement correct, même s'il fallait inventer le VIH pour tenter de justifier de gros investissements, pour développer d'énormes marchés pharmaceutiques, et aussi… pour sauver la face !
N'oubliez pas le titre du livre que le père de la dissidence du sida, Peter Duesberg, a publié en 1996. Son titre était : "Comment on a INVENTE le virus du sida", en anglais "Investing the AIDS Virus"…
Références